Franck Guillouf a repris la boulangerie de Saint-Amand et son commerce ambulant depuis plus de cinq ans. Ils servent ainsi 70 clients sur des parcours qui font entre 40 et 70 kilomètres. Ce « service » est pourtant assez contraignant. « Nous devons commencer à cuire le pain plus tôt, vers 4 h 30 au lieu de 6 h, afin qu'il soit prêt pour la tournée. Ce qui signifie faire venir les employés plus tôt » remarque Franck Guillouf. « Nous servons aussi de banquier puisqu'en général, les gens nous paient au mois », ajoute sa femme.
La hausse du prix du carburant complique la donne. « Nous sommes en plein doute, avoue Fabienne Guillouf. On se pose des tas de questions : Est-ce que cela vaut le coup de changer notre camion qui a de l'usure ? D'éteindre le moteur à chaque arrêt ? » Et surtout, faut-il abandonner certaines tournées ? « On y pense. Les plus petites, celles du lundi et du samedi, ne sont pas vraiment valables. C'est plutôt un service rendu », déclare le boulanger. La rentabilité de ce système de vente chute. « Avant, en tournée, on vendait des pains de trois livres. Maintenant, on fait 20 kilomètres pour une simple baguette. »
« Tout le monde trinque »
Autre solution : « Pour l'instant, on prend sur notre salaire. » Marie-Laure Lorant, boulangère au Airel, pratique ce commerce ambulant. « Si le litre de fioul atteint comme prévu 2 € à la rentrée, on sera obligé de le répercuter sur les prix. » Arrêter ses tournées ? « Pas question. Enfin, pour le moment. Cela fidélise notre clientèle. Les personnes que l'on sert à domicile nous font bien travailler pendant les fêtes. »
Les clients, eux, sont parfois résignés, comme Marie-Joseph Beaufils. « Il va falloir subir. On ne va pas cesser de manger du pain. Il faudra se priver d'autre chose. » D'autres relativisent, à l'image de Paulette Dupard. « Il est préférable de payer un peu plus cher en tournée que de mettre une voiture sur la route. » D'autres, comme Jocelyne Potier, ne décolère pas. « Tout le monde trinque, le consommateur comme le vendeur. Tout ça, à cause d'une taxe d'État ! »
La faute au gouvernement ? « Les communes dans lesquelles on passe pourraient aussi faire un effort, affirme le boulanger Franck Guillouf. On leur rend service. Certaines personnes sans mobilité n'y restent que parce qu'elles ont ces commerces de proximité. Or, en échange, ces mairies pourraient faire appel à nous quand elles organisent des repas. »
Quant à l'avenir des tournées sur le long terme, il est plutôt « sceptique. Je pense qu'elles sont appelées à disparaître. D'ailleurs, plus personne ne veut acheter une affaire qui inclut de la vente à domicile. »
Lucie THUILLET.

Très bon accueil,décor sympa,viandes en qualité et en quantité,les gros mangeurs ne seront pas...

Un mot : bravo ! Enfin du frais dans l'assiette sur Granville....rapport qualité/prix excellent....

accueil chalereux. une belle table ave vue du port.repas délicieux,assiette de fruits mer...

le rapport qualité/prix pas terrible. Le cocktail maison est à déconseillé (6.50 euros pour une...

j'ai adoré, de l'action, beaucoup d'humour, j'ai passé un super bon moment!...

Alors là, merci la fête du cinéma sans laquelle il ne me serait pas venu à...

Chauffer dans la noirceur
