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Sous trinquette à l'avant et grand voile arisée, le monotype destiné à la SolOcéane a quitté Cherbourg, hier. Destination : New York, pour le repérage du parcours d'une nouvelle Transat dont la 1re édition sera courue l'été prochain. : O.C.Après une campagne entre Allemagne, Pays-Bas et Suède, où il est allé à la rencontre de clients potentiels, le bateau poursuit donc les longues virées de repérages des courses à venir. Cette fois, le cap est mis sur New York, destination d'une Transat annuelle dont la première partira de Cherbourg l'été prochain. « Il s'agit d'une étape supplémentaire dans la préparation du circuit des Véolia Océans, se réjouit Yvan Griboval le grand promoteur de cette nouvelle classe de coursiers. On prend le sillage des grands paquebots sur cette ligne mythique entre Europe et États-Unis, on reconnaît ce parcours en ligne directe avec juste une porte des glaces sous Terre-Neuve pour éviter d'aller jouer dans une zone où l'on peut trouver des icebergs, et le retour se fera sur le mode record. »
À bord pour ce repérage, le Canadien Phil Paxton, Yann Clavier le boat captain de Bostik, et Alexia Barrier (Mini Transat, Transat Ag2r, Transat Jacques Vabre...), navigatrice antiboise en recherche actuelle de sponsor pour s'inscrire dans le circuit. La jeune femme, à laquelle l'opportunité a été présentée il y a une semaine, n'a pas laissé passer l'occasion, elle qui venait de se résoudre à ne pas courir la Solitaire du Figaro, faute de budget. Les photographes, au ponton, lui demandent-ils de se poser en figure de proue, bras écartés style « I am the Queen on the world », qu'elle joue parfaitement le jeu, amusée à l'idée d'endosser le rôle de Leonardo Di Caprio dans Titanic.
Excitée, surtout, à l'idée de vivre cette aventure : « C'est exceptionnel, s'enthousiasme-t-elle, une super-chance de tester le bateau pour le tour du monde auquel j'aimerais participer. Quand Yvan m'a proposé cette belle expérience, j'ai sauté de joie au plafond. Et voilà, on part pour New York ! C'est un parcours magnifique, et un rêve de gosse que d'arriver à Manhattan par la mer, de passer sous la Statue de la Liberté... Ça fait tellement longtemps que j'y songe ! » Avant cela, il y a néanmoins trois belles dépressions à traverser, l'anticyclone des Açores à négocier, et surtout une douzaine de jours de mer à optimiser pour prendre ses marques sur le bateau. Lequel n'a pas tardé, hier, à n'être plus qu'un point sur l'horizon avant de disparaître au large. Bien plus vite qu'un paquebot.
O. C.