Le Mont-Saint-Michel

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Rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel

Édition du jeudi 27 septembre 2007

Saint-Malo retrouve ses grandes marées

Les grandes marées d'équinoxe sont au rendez-vous jusqu'à dimanche. Un spectacle à ne pas manquer, à Saint-Malo et en baie du Mont Saint-Michel.

Les plus grandes marées d'Europe, à Saint-Malo bien sûr... Le slogan revient à la mode dans la cité corsaire. Pourtant, les spécialistes vous diront qu'il s'agit en réalité de la baie du Mont Saint-Michel. Les plus honnêtes iront même jusqu'à avouer que les plus grandes amplitudes sont observées de l'autre côté de la Manche. À Bristol, la différence entre la marée haute et la marée basse peut atteindre 15 mètres de marnage, contre 14,5 mètres dans la baie et 13,5 mètres à Saint-Malo.

Dès que les coefficients sont importants, le spectacle vaut le déplacement. « Lorsque la grève se découvre très loin, un nouveau paysage s'offre à leurs yeux. L'eau qui la recouvre habituellement, ça fait bien la hauteur un immeuble de sept étages », décrit Sylvie Gautier, animatrice à l'association Bretagne Vivante SEPNB. Dimanche, elle emmènera le public dans une visite guidée. Une leçon grandeur nature, pour petits et grands, à la découverte de la faune et de la flore qui peuplent l'estran.

Le plaisir des pêcheurs à pied

Les grandes marées nous semblent familières. Mais même chez les habitants du bord de mer, la grève est encore à déchiffrer. Qui saurait reconnaître la ponte du bulot, l'oeuf de raie ou encore l'oeuf de roussette ? Il suffit pourtant de regarder par terre, ces curiosités sont partout.

Les grandes marées font aussi le plaisir des pêcheurs à pied. Comme à chaque fois, la direction départementale des Affaires maritimes met en garde les imprudents. Gare à l'intoxication avec les coquillages ramassés trop près du bord. Et attention à ne pas piller la ressource. « Un conseil, contentez-vous de pêcher l'équivalent d'une ration journalière, conseille Sylvie Gautier. Trop souvent, on voit des gens jeter les coquillages une fois rentrés à la maison. »

Olivier BERREZAI.

Ouest-France

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