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« La Ligue 2, c'est par là » semblent indiquer Proment et Costil aux Strasbourgeois. Entre titulaires habituels et intégrations, les Caennais n'ont pas varié à leurs bonnes habitudes, en gagnant samedi. : Jean-Yves DesfouxIls auraient pu vivre cela, mais c'est bien Strasbourg qui a vécu samedi sa... 3e descente en sept ans.
Il fait à l'inverse beau sur Caen, le soleil y resplendit, et les quatre rayons ayant brûlé le Racing ont affirmé la maîtrise des Normands, venus gagner en patrons, presque, dans un stade où ils avaient encaissé un 5-0 en 2005. Au-delà des points (51), du classement (10e), il y a une dynamique qui s'entretient, des ambitions qui doivent s'affiner en vue de la saison prochaine, puisque celle-ci se cache derrière l'ultime déplacement à Nice. Où Malherbe ira l'esprit encore un peu plus libre, avec juste l'envie de gagner un match, encore un.
Ce sera plus compliqué qu'à La Meinau, forcément. Strasbourg avait un pied dans le trou samedi soir. Un but d'école, un autre de cancre, lui ont mis une belle bourrade dans le dos. Jean-Marc Furlan, l'entraîneur local, a souligné « les carences » des siens. « On a rendu le match facile, convient Franck Dumas. À 0-0, ils auraient été plus confiants. On les a tués. »
« Les quatre buts et les trois points »
Les Alsaciens ont fait pitié défensivement, ont inquiété Caen offensivement. Il faut dire que ce n'était pas Verdun question défenses renforcées. Dumas toujours : « C'était un match champagne. Nous avons beaucoup attaqué, nous avons eu beaucoup plus de mal à défendre... J'ai d'ailleurs remis les pendules à l'heure à la mi-temps. Je veux bien perdre, mais pas dans certaines conditions. » L'ancien défenseur ne pouvait supporter la prestation collective de son équipe pour protéger le but de Costil. « Nous nous faisions éliminer trop facilement. » « Nous n'avons pas forcément été très performants, note Reynald Lemaître. C'était un peu désordonné, Strasbourg pressait à tout va. Mais nous les sentions mentalement faibles. On retiendra nos quatre buts, et les trois points. »
Trois points qui soulignent un peu plus l'excellent parcours normand cette saison. Seul promu à se maintenir, Malherbe peut aussi finir dans la 1e partie de tableau, grimper même jusqu'à la 8e place en gagnant à Nice, et si Le Mans ne s'impose pas à Metz.
Dumas et les siens se verraient bien finir sur une 14e victoire, après une semaine à Monaco qui s'annonce plutôt festive. Mais aussi sérieuse. Car Malherbe a encore des choses à voir, à l'image des retours de Toudic, Costil ou Svensson. Le 1er a claqué, le 2e a gagné son premier match en L1 avec Caen, et a efficacement contribué à la victoire. Le dernier s'est remis sur le chemin de la forme, en montrant que la route est longue. Dumas l'a jugé à chaud « impeccable », avant de détailler le chantier à venir : « Ce n'était pas facile pour lui. Il a besoin de temps de jeu, de confiance. plus ça ira, plus il aura les cannes, et il en a besoin. Quand on est blessé plusieurs mois, on met plusieurs mois à revenir. »
Caen n'a pas mis si longtemps à se réinstaller parmi l'élite. Et finira au pire 11e. « Si on reste à cette place, ça ne sera pas mal. Après, les supporters vont être trop exigeants », sourit Dumas.
Dominique FAURIE.