Les écologistes du Crilan s'interrogent
Après Greenpeace, le Crilan, Comité de réflexion, d'information et de lutte anti-nucléaire, monte au créneau suite à la fuite de Tricastin. Les écologistes manchois réagissent face à l'annonce de Jean-Louis Borloo concernant la vérification de toutes les nappes phréatiques située près des centrales. Ils estiment qu'il est également « nécessaire » de contrôler « les autres sites nucléaires civils et militaires. Entre autres, celui du centre de stockage Manche (CSM-Andra) ». À travers un communiqué, ils « s'étonnent » de constater qu'après la fuite observée en 1976 dans le ruisseau Grand-Bel (alimenté par la nappe phréatique placée sous le CSM), la pollution soit « encore au niveau élevé de 650 à 800 becquerels/l ». Car le tritium « perd la moitié de sa radioactivité en 12 ans ». « Quel que soit l'endroit d'où vient le problème, des choses ne sont donc pas bien maîtrisées », poursuit l'association. Par ailleurs, l'Organisation mondiale de la santé a fixé un seuil de 10 000 becquerels/l à ne pas dépasser, mais le Crilan accuse l'OMS d'être « sous le contrôle de l'Agence internationale pour l'énergie atomique », qu'il juge réputée « pour faire la promotion du nucléaire civil ».
Ouest-France