Le Mont-Saint-Michel

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Rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel

Édition du mercredi 15 août 2007

Grands travaux au Mont : trouver l'argent nécessaire

Lors de l'assemblée générale de l'Ageb (Association des Amis du site de Genêts, de ses environs et de la baie du Mont-Saint-Michel) le 4 août, Marie-Claude Manet, la présidente, a parlé du rétablissement du caractère maritime du Mont-Saint-Michel. « Le projet est bien lancé. Le barrage du Couesnon est en bonne voie d'achèvement, il devrait être prêt à l'emploi fin 2008 », précise-t-elle. Le fleuve, après le creusement de l'anse de Moidrey, retrouvera la capacité hydraulique suffisante pour remporter les sédiments. « Autre bonne nouvelle : l'expérimentation d'utilisation de la tangue comme amendement ».

Toutefois, depuis 2005-2006, des changements au projet présenté en 2002 sont intervenus, souvent pour faire des économies et rester dans l'enveloppe de 164 millions d'euros. « Ces changements nous inquiètent, car ils n'ont pas été testés par des scientifiques. Ainsi la réduction d'environ un tiers de la longueur du pont passerelle qui passe de 700 à environ 500 m, diminuera l'espace accordé à la mer et aux courants pour lutter contre l'ensablement. » De plus, il est prévu d'édifier aux abords du Mont un quai d'accueil de 300 m, qui sera de fait une nouvelle digue empêchant la réapparition des courants. « L'arrêt des navettes à 900 m du Mont compliquera l'accès au Mont. »

Ainsi les visiteurs devront parcourir près de 2 km, aller et retour, sur une voie souvent exposée aux intempéries et sillonnée par des véhicules réservés à des catégories bien définies. Le libre choix antérieur prévu entre la marche à pied et le transport par navette a disparu. Les travaux envisagés ont pour but de revaloriser l'accueil des visiteurs et non de compliquer l'accès au Mont. « Après tant d'années d'attente et de tergiversations, le Mont-Saint-Michel mérite bien un traitement d'excellence. C'est pourquoi l'Ageb a demandé au Président de la République qu'une généreuse impulsion soit donnée à ce projet, en clair, une rallonge budgétaire. » Le problème financier toujours évoqué doit trouver des solutions : « le démarrage du chantier du Couesnon a eu lieu grâce aux subventions européennes. Si la France n'a plus les moyens de préserver son patrimoine, pourquoi ne pas demander à d'autres entités ? A l'exemple de la Pyramide du Louvre a reçu la contribution de bien des pays étrangers ».

Ouest-France

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