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Au niveau du poste de secours, la promenade du Plat-Gousset a été littéralement mangée par les vagues.Les ouvertures détruites du poste de secours ont été calfeutrées. C'est un peu comme si cette partie du Plat-Gousset avait été détruite à l'explosif. Des morceaux de béton d'où sortent des tiges de métal gisent plus bas, sur la plage. De là, on voit le dessous de la promenade, lui aussi rongé.
Le poste de secours très touché
Lorsque tempête et marée haute se sont conjuguées, cette partie du Plat-Gousset, située au niveau du poste de secours, a cédé. Jean-Paul Bahu, directeur des services techniques, essaie de trouver une explication : « C'est peut-être un endroit plus faible qu'ailleurs, ou les vagues ont tapé plus fort. »
Il s'agit maintenant de faire un constat des dégâts, et ils ne sont pas limités au seul parapet. La petite promenade paisible s'est quasiment transformée en champ de bataille. Les vitres du poste de secours se sont brisées. « L'eau s'est engouffrée dans le poste et les cloisons ont été pulvérisées », précise Jean-Paul Bahu.
S'ajoutent des bancs en pierre emportés, un lampadaire coupé en deux et la destruction du dallage servant à poser les cabines de plage. Quelques grosses pierres sont aussi tombées de la falaise.
253 000 € de travaux
Les services techniques ont aussitôt posé des barrières au niveau du parapet et du bout de promenade arrachés. Le Plat-Gousset aurait pu rouvrir pour ce week-end. « Mais les vagues sont encore venues taper fort mercredi matin, note Jean-Paul Bahu, ce qui a peut-être fragilisé encore plus la promenade. C'est pourquoi nous maintenons fermé totalement le Plat-Gousset jusqu'à ce que nous sachions qu'il n'y a aucun risque. »
Le montant des travaux s'élève à 253 000 €, dont 35 000 pour la remise en état du poste de secours, qui est assuré. Les 218 000 € restants vont à la réparation de la promenade.
Le chantier doit être terminé avant la saison, dans trois mois. Ce n'est pas gagné : « Toutes les entreprises ne peuvent pas mener ce genre de travaux, explique Jean-Paul Bahu, et ces réparations ne pourront se faire qu'à marée basse, ce qui limite le nombre de jours de travail. »
Guillaume TALLON.