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Dans le Centre-Manche, Philippe Gosselin, député de Saint-Lô et président départemental de l'UMP, assure qu'il n'y avait « aucune difficulté » au sein des membres de sa famille politique. « Nous avions en tête une approche gaulliste de nos institutions. Il s'agit d'une évolution, pas d'une révolution ! » Il regrette tout de même « l'attitude des socialistes. Dommage que nous n'ayons pas pu ratisser plus large. Il y a tellement de choses dans ce texte que nous avons proposé les uns et les autres depuis des années ».
Dans la circonscription de Coutances-Granville, le député UMP Alain Cousin salue aussi « une bonne nouvelle pour la République, pour la démocratie. Il fallait assumer les décisions antérieures, aller jusqu'au bout et permettre à l'Assemblée nationale de se poser en véritable contre-pouvoir ». Même si le parlementaire tempère son enthousiasme sur un point : « S'il n'y avait pas eu cette mention concernant les langues régionales, je ne m'en serais pas porté plus mal. » Enfin, le président conseil général et sénateur UMP Jean-François Le Grand, absent hier à Versailles, lançait sans une hésitation dès hier matin avoir « donné pouvoir pour être représenté, et je vote pour la révision de la Constitution ».
Dans le Nord-Cotentin, Claude Gatignol, député UMP de Valognes, applaudit « ce texte qui annonce de nouveaux droits pour le Parlement ». Il reconnaît aussi qu'il s'agit « d'un soulagement après une bataille difficile ».
Dans le Sud-Manche, aucune fausse note là encore à droite. Guénhaël Huet, député-maire d'Avranches, assure avoir « voté pour et je suis satisfait que la volonté de réforme l'ait emporté sur les clivages partisans et l'immobilisme. Cela permet un rééquilibrage des pouvoirs et un renforcement de la citoyenneté. C'est une véritable avancée démocratique ».
Le sénateur Jean Bizet, en déplacement hier à Genève, dit avoir « donné pouvoir à un collègue avec une consigne claire : voter pour. Je suis ravi et très heureux pour le pays [...]. Même si tout n'est pas parfait, je pense que ces réformes vont, sur le long terme, révolutionner la manière de travailler du Parlement ».
Et à gauche ? Contacté hier, Bernard Cazeneuve, député PS et maire de Cherbourg-Octeville, affirmait être « absent pour des raisons personnelles » et ne « souhaitait pas s'exprimer plus sur le sujet ». Ne restait plus alors que le sénateur PS, Jean-Pierre Godefroy. Il n'a pu être joint hier soir.
C'est finalement dans le Sud-Manche, qu'une voix socialiste se sera élevée hier. Car même si le mandat de Frédérique Heurguier, vice-présidente socialiste de la Région, ne lui permettait pas de participer au vote du Congrès, elle estime ainsi que « les avancées en matière de droits pour le Parlement sont pour l'essentiel virtuelles. En revanche, la possibilité maintenant donnée au président de la République de s'exprimer devant le Parlement réuni en Congrès à Versailles n'est pas virtuelle et l'on sait que c'était là son objectif. Quid des questions sur le mode de scrutin, du cumul des mandats, de la représentation de l'opposition, de la réforme du Sénat, du pluralisme audiovisuel, de réelle indépendance de la justice » ?
Christian LEROSIER
avec nos rédactions locales.